Archive for the ‘Absurde’ Category

Doing Germany 2 – d’Hagenow Land à Duchanbé

lundi 28 juillet 2008

Le début du voyage est là

Deux trains plus tard, me voilà à la première étape de mon périple: Lübeck-Blankensee International Airport. Ou plus exactement sa gare. Ou plus exactement son quai, fraîchement inauguré. C’est peu charmant. Je me dis qu’il faut que je quitte cet endroit plus déprimant qu’un Houellebecq au plus vite, sinon ça n’est pas moi qui vais monter dans le prochain train mais l’inverse. Ils ont bricolé l’arrêt en six semaines et pour pas cher, même que c’est ça, l’angle de mon article.

Voilà comment on explique aux voyageurs le chemin pour l’aéroport:

Je questionne des passagers et des employés, qui me regardent comme un extra-terrestre. Ils se demandent bien en quoi leur aéroport, et à fortiori la gare de leur aéroport peut intéresser des français. Je suis pris d’un léger doute; quelque part, leur perplexité est justifiée, je trouve.

Le quai. Au fond, Lübeck sous le soleil

Le temps de prendre un café et un croissant au lounge de l’aéroport, mon train arrive. La ville de Lübeck semble plus jolie que son aéroport international. Dommage, je n’ai que vingt minutes pour m’y balader avant mon prochain train, pour la prochaine ville. Une grande ville.

C’est la première fois que j’y vais. Je récapitule les infos qui traînent en ordre dispersé dans ma tête, façon Julien Lepers.

« Top je suis la deuxième ville d’Allemagne, peuplée d’environ 1,8 million d’habitants. Sérieusement ravagée en 1943 par les bombes incendiaires de « l’opération Gomorrhe », mon nom n’a rien à voir avec le plat traditionnel américain. Grande ville portuaire, mon célèbre quartier rouge « la Reeperbahn » comprend une rue interdite aux femmes, hormis celles de mauvaise vie qui y travaillent, et ce dans l’Allemagne supposément féministe. Ville-État, dont l’exceptionnelle pluviométrie relègue Paris au rang de station balnéaire… je suis, je suis… »

Hambourg. le Port.

Les villes, c’est comme les gens. Avec certains, le courant ne passe pas lors du premier contact, avec d’autres, on est plus distant, plus dans l’expectative. Et puis il y en a avec qui, en cinq minutes, on sent les énergies converger et on qu’on va être amis pour la vie. Voilà, avec Hambourg c’était comme ça. Un sentiment diffus, qu’il y a quelque chose à vivre, ici, un jour.

Dans le train bondé pour Brême, coincé entre une famille turque à marmots braillants et un groupe d’erasmus espagnols, je me promets d’y retourner cette année.

J’ai passé une journée à Brême il y a quinze ans, lors d’un échange linguistique dans la ville voisine d’Osnabrück. Je n’avais pas été particulièrement impressionné par la qualité de l’architecture de la cité hanséatique. En effet, il n’y a pas de quoi. Je me souviens surtout que j’avais bien aimé les trams, partout. J’ai toujours bien aimé les trams. Ironie du sort, c’est précisément pour en photographier que je suis là, à 11h25 ce samedi matin, seul, et non au bar25 avec mes copains. Voilà, ça fait sept lignes sur Brême. Difficile d’en dire davantage.

Brême, le tramway pour l’aéroport

Après avoir dégusté de succulentes Penne Bolognese à 6€ au buffet de la gare, je saute dans le prochain train, direction Osnabrück, Münster, puis la Ruhr. Le RE 4465 file à travers la campagne Bas-Saxonne; des bois, des champs et des fermes, c’est joliment champêtre. Je me dis que les allemands sont quand même très forts. En effet, à coté des éoliennes omniprésentes, la plupart des fermes de cette région rurale sont équipées de panneaux solaires. Bienvenue au 21ème siècle! Je pense aux agriculteurs de « chez moi » dans le Loir-et-Cher. C’est pas demain la veille qu’ils installeront des panneaux solaires sur leur toit. L’Allemagne a cru aux énergies renouvelables il y a vingt ans, alors qu’en France on faisait des blagues sur l’écologie, et qu’on continue à en faire (Jean-Louis Borloo). Aujourd’hui, les allemands exportent dans le monde entier pour 980 milliards (!) par an,  en particulier leurs technologies vertes. En France, on vend (enfin on essaye) des centrales nucléaires à la Libye d’une main et on colmate Tricastin de l’autre. Cherchez l’erreur.

J’arrive à Münster, « la ville la plus vivable du monde » d’après une étude, connue non pas pour son fromage mais pour son goût du vélo (300 000 bicyclettes pour 270 000 habitants). Je fais un petit bilan. Ça fait neuf heures que je suis parti, j’ai parcouru près de 700 km et je m’apprête à prendre mon onzième train régional. Étrangement, ce voyage n’a rien d’ennuyeux. Avec toutes ces étapes, le temps passe très vite. Et puis regarder le paysage défiler avec la musique dans les oreilles, ça donne l’illusion saisissante d’être dans un film. C’est un peu l’aventure, comme dans l’excellent « Darjeeling Limited ».

Enfin presque. Ça reste quand même l’Allemagne, tous les trains sont partis pile à l’heure et aucun ne s’est perdu au milieu du désert.

Avec les TGV et autres avions long-courrier, on a peut-être oublié le coté délicieusement aléatoire du voyage. On monte dans un avion à Charles-de-Gaulle, on boit un verre de mauvais vin rouge, on ferme les yeux et quand on les rouvre on est à Pékin ou à Los Angeles. Et on a pas connu Hagenow Land.

Je révasse à un prochain voyage en Asie… Je prends l’Orient-Express jusqu’à Moscou, puis un autre train jusqu’à la mer Caspienne, que je traverse sur un bateau de pêcheur. Arrivé à Turkmenbashi, je loue une vieille Lada pour aller jusqu’à la frontière ouzbèque, où, faute de route je dois acheter un cheval pour rejoindre Duchanbé, au Tadjikistan. Après un arrêt chez le barbier, je revends mon étalon sur un marché et fais du stop jusqu’à l’aéroport. En attendant mon vol, je bois dix vodkas avec un vieux russe nostalgique du communisme, lequel s’avère être le pilote du Tupolev rouillé qui doit m’emmener vers Bangkok. Mais, à court de carburant, celui-ci se pose en catastrophe dans le nord de la Birmanie. Il me faut alors traverser la frontière chinoise clandestinement, déguisé en paysan. Arrivé exténué à Kunming, après six jours de marche à travers le Yunnan, je passe une quelques jours au Sheraton. Au bar, je rencontre Tracey Woods, une businesswoman américaine que je soupçonne de travailler pour la CIA. Nous vivons une courte, mais intense passion. Dans l’avion qui m’emmène à Hong Kong, je me retrouve par hasard assis à coté un ami d’enfance, dont le père est Consul de France à Hongkong. Il m’invite à une réception le soir même, l’occasion de constater que rochers Ferrero et vodka-martini se marient à la perfection…

Duchanbé

Je suis dans le train pour Essen. Il y fait un peu froid à cause de la climatisation. D’après les cours de géographie de seconde, je m’apprête à pénétrer dans une énigmatique banane bleue

La Matrice

vendredi 2 mai 2008

A l’âge de huit ans, alors que je ne savais même pas encore comment faire les bébés, ni même comment me faire cuire un steak, je savais que je voulais des baskets PUMP.

Mais si vous savez, ces super trucs qu’il fallait gonfler avec une petite poire rouge qui ont fait un malheur au début des années 90.

Je me souviens d’avoir lu quelque part que Reebok, à l’époque archi dominé par les indéboulonnables Nike Air, avait lancé ce modèle sans trop croire à son succès industriel. Et pour cause, malgré la faiblesse du coût de la main d’œuvre infantile asiatique, les PUMP coûtaient en moyenne plus cher à produire que les Nike Air. Il faudrait donc les vendre plus cher. Le « chef produit » avait beau retourner sa calculatrice dans tous les sens, calculer et recalculer le coût d’opportunité et l’élasticité-prix du truc, le match contre Nike était perdu d’avance. Pourquoi les gens payeraient-ils plus cher pour ce machin débile?

Et puis, l’équipe marketing eut l’idée de génie de faire bondir le prix de vente de x% et de transformer les PUMP en produit quasi « de luxe ». Au passage, la marge pour Reebok explosait. Culotté. Et bien, croyez le ou pas, ça a marché, sur tous les gamins de Seattle à Athènes, TOUS les gamins voulaient des PUMP. Et moi aussi.

A l’âge de huit ans, alors que je ne savais même pas encore comment faire les bébés, ni même comment me faire cuire un steak, je savais que je voulais des baskets PUMP.

Je n’avais pas encore compris comment satisfaire les besoins primaires d’un Homme, manger et se reproduire, mais je savais déjà que je voulais des PUMP.

Donc, au cours de ma courte vie, entre le moment où on commence à piger quelque chose au monde (vers 2-3 ans ?), et l’age de 8 ans, quelqu’un ou quelque chose a réussi à me convaincre que les PUMP, c’était bien pour moi.

Pourquoi j’ai ce sentiment étrange qu’on m’a lavé le cerveau ?

Ca devrait pas être interdit de laver le cerveau des enfants ?

Je sais pas, je demande juste…

Actualités? Sport? People?

vendredi 3 août 2007

sarkozy people

Mais mais… Mais on s’en fout!

autre réponse possible, dans le style ado cyberpotache:

dtc

pas mieux, le compte est bon

chez le banquier

mercredi 4 juillet 2007

« Il faudrait régulariser la situation de votre compte »

that’s a masterpiece

Résistance au néant

lundi 2 juillet 2007

Bon tout ceci pourrait être une mise en scène, mais la journaliste semble péter un cable.

Le cas Paris Hilton sera au menu des cours de sociologie dans quelques années, vous verrez.

Juste comme ça

dimanche 1 juillet 2007

Non non,vraiment ne me remerciez pas. Ca me fait plaisir.

un excellent dimanche

Viendez! Viendez à Berlin!

samedi 30 juin 2007

Du bist ein berliner

La belle photo!

vendredi 15 juin 2007

Lui: « Bon elle est pas si moche quand même. Et puis c’était juste une nuit »

Elle: « Er ist noch mehr bescheuert als Chirac. Ein Bier und er ist schon total besoffen. Verdammte Franzosen! »*

Angela Merkel et Sarkozy besoffen

* Merde, il est encore plus relou que Chirac. Une bière et ca y est il est parti. Putain de français!

Notre président, Nicolas Sarkozy

lundi 11 juin 2007

Comme le dirait Danny, il est rond comme une queue de pelle

Non sérieux, ne me dites pas qu’il n’est pas complètement bourré là.

Anatomie de l’inénarrable

samedi 2 juin 2007

Vu d’ici ouvre ses pages à l’une des innombrables histoires du « Gitan ».

  Je me souviens. Ma chambre. A Paris. J’habitais au premier étage d’un immeuble de la rue Marcadet, à quelques pas du métro, en collocation avec un ami. C’était l’un des rares soirs où l’on se retrouvait dans le calme, sans qu’aucun des membres de notre joyeuse bande ne soit venu squatter notre salon, attiré par la lumière, comme ils disent.
 
Nous étions chacun dans nos chambres, chacun avec nos petites amies respectives. Je me rappelle que je n’avais jamais eu le courage d’acheter un rideau, ou même un tissu au marché Saint-Pierre, alors j’avais partiellement couvert ma fenêtre avec la house du canapé lit sur lequel je dormais. A vrai dire, je ne dormais pas à ce moment là. Je devais me trouver quelque part entre l’enfer de Dante et la promenade de l’étang du Patriarche. L’un comme l’autre devait servir en partie de décor à mon propre bouquin. Ma copine venait à peine de fermer les yeux…
C’est alors que j’entendis les cris. De l’autre côté du mur. Des cris effroyables, mêlés de hoquets et de larmes. Ma copine se réveilla, instantanément, en panique, et se mit, aussi instantanément, à pleurer.
En l’espace d’une seconde, tout avait basculé. La jolie soirée « cocooning » venait de se vautrer dans un fleuve, on ne retrouverait son corps que quelques semaines plus tard, gonflé et bleu… Pour ma part, si je ne pleurais pas, ni ne criais, je pouvais sentir, jusque dans l’air, l’effroyable tension du drame. Je me levais lentement, le visage défait, laissant derrière moi, ma copine en pleurs, et me rendais, je dois l’avouer, la peur au ventre jusqu’à la chambre de mon ami.  (Je dois préciser ici que l’appartement ne comptait aucune porte, mise à part celle de l’entrée. Nous avions disposé un peu partout des draps cloués dans les murs afin de préserver le peu de vie privée qu’il nous restait, ndr)
Je soulevais le drap d’entrée de sa chambre. Mon ami, son amie, étaient debout dans un recoin de la pièce. La chambre n’était éclairée que par le rai de lumière provenant de la salle de bain. Dans l’obscurité, la scène semblait irréelle, tirée tout droit d’un film de Lynch. Ils regardaient tout deux fixement le plancher. Je baissais la tête à mon tour et apercevais une forme noire gisant sur le sol, tremblant, la langue pendue, les pattes et le corps crispés… sa gorge émettant un son parfaitement incongru, entre le sifflement strident, la déglutition maladive et le grognement rageur. (Pour couper court au suspense, nous avions il y a quelques temps de cela, recueilli un petit chat sous-alimenté qui, à plusieurs reprises, avait trouvé refuge chez nous. D’ailleurs a défaut de lui trouver un meilleur nom, nous l’avions communément appelé « p’tit chat », ndr)
Je pensais directement à une crise d’épilepsie. J’imaginais déjà le chat s’envoyant des journées entières de Telenovela pendant que nous étions au boulot. Il en payait finalement les frais.
Le vétérinaire ne mit pas beaucoup de temps à arriver. Il pronostiqua une intoxication alimentaire. Ma copine n’avait pas quitté la chambre. Elle ne voulait pas voir « cela ». Je n’ai jamais vraiment su ce que « cela » pouvait être. Mais j’imagine que de se faire réveiller en pleine nuit par des cris d’épouvantes doit laisser bonne part à l’imagination… Ceci doit expliquer « cela ».
Le vétérinaire fit une succession de piqûres au matou dont le corps malingre était encore agité de spasmes. Puis, il me prit à part, avec cet air énigmatique de la confession qui n’inspire en aucune façon confiance venant d’un vétérinaire.
« Voilà, mon garçon », me dit-il le visage penché vers moi. « Il va falloir effectuer une piqûre à chaque nouvelle crise… »
Il dépose devant moi une petite trousse, dont il sort une seringue en plastique, de celles que l’on imagine ne devoir servir qu’à nourrir les petits lionceaux abandonnés par leur mère… Je sens pourtant qu’il ne m’a pas tout dit.
« Je vais t’expliquer le principe… »
Et voilà, qu’il part dans une démonstration savante sur l’art et la manière d’effectuer des piqûres de Valium dans l’anus d’un chat : serrer l’anneau anal entre les doigts, introduire l’embout de la seringue dans l’orifice (suivre les flèches), effectuer un mouvement rotatif pour détendre les muscles du rectum et enfin, envoyer pleinement la sauce… Regarder les ronds de fumée de la clope s’élever lentement vers le plafond, puis se tourner pour dormir, aurais-je voulu ajouter.
Pendant quelques secondes je le regardais, espérant qu’il me dise qu’il déconnait, qu’il n’y avait qu’à lui installer un petit matelas sur le sol et qu’il s’occuperait gentiment du minet pendant que j’irais expliquer à ma copine que Charles Manson et Jack l’éventreur ne sont pas en train de se taper un gueuleton dans notre cuisine. Mais l’homme referme précautionneusement sa valise, me tape amicalement sur l’épaule, l’air de dire « désolé mec, à chacun sa croix… », et se tire finalement avec mes tunes. Les animaux n’ont pas eu droit aux faveurs d’Hippocrate…

Ce fut une longue nuit pour nous tous. Plus encore pour le chat… Ma copine n’a jamais plus voulu dormir chez moi. P’tit chat et moi n’avons jamais réussi à retrouver notre relation d’antan. Quant à moi… Ma grand-mère m’a toujours dit que j’avais des mains de chirurgien. Je grimpe lentement les échelons… 
Signé Le gitan

Whirlpool Productions – From Disco 2 Disco

mercredi 30 mai 2007

Ce morceau d’anthologie fête ses dix ans cette année. Pourtant il reste toujours aussi actuel. C’est allemand en fait. Le clip a clairement été fait sous drogues. C’est du n’importe quoi. J’aime bien. A écouter à 6h du mat’ au Rodéo. Si on tient toujours debout.

Nota: Ca n’est pas moi qui chante dans le clip

T’as pas vu le tire-bouchon? 1/2

lundi 14 mai 2007

Futilités et vagues réflexions d’un samedi soir à Berlin

Je n’aime pas trop le samedi soir. Il y a toujours trop d’offre et ça me perturbe. L’embarras du choix est l’embarras le plus embarassant pour moi. Lorsqu’il faut décider, j’utilise la plupart du temps le critère géographique. Le plus proche est le mieux. Je traîne sur Internet en buvant une bière dans mon fauteuil en cuir blanc jusqu’à 23h; une petite douche, un chemise enfilée, une bouteille de rosé tirée du frigo et à 23h15 je suis dans la rue en direction de cette WG Party, fête d’appartement, à 3mn de là. C’est très courant les WG partys le week-end à Berlin. C’est aussi ce que je préfère pour le samedi. Les clubs et bars sont bondés de backpackers sympatiques, mais qui racontent tous la même chose « -Yeah I’m from Michigan, Europe’s just awesome -Girls are hot, beers are cheap -Oh you’re from Paris? It’s so beautiful -You know a good place where we can go afterward? », ou de mecs bourrés du Brandenburg qui descendent sur Berlin avec leur voiture tunée et leur pouf comme déco dedans. A éviter absolument.

Est-ce un ange?Dans les WG Partys, on rencontre plein de gens intéressants, c’est ça qui est bien, même si au moment où j’appuie sur la sonnette, je sens bien que je suis pas d’humeur communicative. J’ai un peu fait une overdose de small talk ces dernières semaines. L’endroit, un grand quatre-pièces sur la Schönhauser Allee, est plus bondé que je l’imaginais. Comme dans toute WG party qui se respecte, les endroits stratégiques de l’appart sont pris d’assaut. Le couloir avec la queue devant les toilettes, la cuisine où se trouve l’alcool, et le balcon où l’on va prendre l’air et fumer sa clope. Je pars à la recherche illusoire d’un tire-bouchon avec ma bouteille à la main. Autant chercher un pauvre à Monaco. Après une demi-heure de vains efforts, j’abandonne et me sers un gigantesque mug de Vodka Redbull. Allez, ca va me faire la soirée, je me dis. Tu parles, une demi heure plus tard j’affronte à nouveau la foule pour me glisser dans la cuisine et remplir mon verre. Il y a là une australienne à qui j’arrive à faire croire que je suis américain. Soit elle sourde, soit elle est bourrée. Remarque, il est déjà 0h30. J’ai pas envie de parler avec elle, je m’éclipse vers le salon. Marie, la maîtresse de maison n’en est visiblement pas à sa première vodka. Elle et quelques autres filles se lâchent sur la piste de danse. J’observe un peu ce petit monde autour de moi en m’allumant une cigarette. Quelle belle jeunesse berlinoise. Mehdi, mon aide indispensable pour le Mouvement Démocrate vient interrompre mes pensées :

« -Philippe, t’as vu, on parle d’Hervé Morin comme possible ministre de Sarkozy, le salaud!»

« -Mehdi… Regarde autour de toi, là. Il y a des filles qui dansent partout. Alors va leur parler, danse avec, fais ce que tu veux, mais je t’en supplie on parle pas politi… »

Un mec arrive soudainement et lâche en rigolant:

« -Ah vous êtes des Français en exil anti-Sarkozy aussi? »

J’hésite à refaire le coup de « I’m an american », mais Mehdi engage la conversation. Je leur souris gentiment et me dirige vers la cuisine. Je ne sens pas assez la vodka dans mon verre, je vais en ajouter un peu. Il y a cette française devant le frigo, dont la tête me dit bien quelquechose mais sans plus. J’ai une mémoire désastreuse. « -Salut Philippe, ca va? ». Merde, je pense, c’est qui déjà? Normalement, j’ai appris à bien gérer mon problème de mémoire pour que ça ne se voit pas trop. « Ca va et toi! », l’air enjoué. Pouvu qu’elle me demande pas comment je vais depuis la dernière fois, je me dis.

« -Tranquille. Alors, comment ça va depuis la dernière fois? ». Merde, merde et re-merde. Je prend l’air de chercher quelquechose des yeux.

« -Ben carrément bien, un peu occupé. T’as pas vu le tire-bouchon par hasard? »

A suivre…

Grand moment d’émotion

vendredi 11 mai 2007

Un grand moment de cinéma retrouvé par hasard sur dailymotion. Ca se passe de commentaire…

Easyjet remercie François Bayrou et ouvre une base à Pau.

jeudi 10 mai 2007

 Bordères (AFB) – La compagnie aérienne britannique EasyJet a annoncé ce matin l’ouverture prochaine d’une base européenne sur l’aéroport de Pau-Pyrénées, en remerciement à François Bayrou. En effet, la compagnie a vu son chiffre d’affaire en France croître de 18% depuis que le leader centriste a choisi la couleur orange, également couleur officielle de la compagnie. C’est la deuxième fois qu’EasyJet remercie ainsi une formation politique. Le transporteur à bas coüt avait ouvert une base à Kiev après la « Révolution Orange » en décembre 2004.

Andrew Harrison, CEO d’EasyJet se montre satisfait de cet engouement autour de la couleur caractéristique de la compagnie. « Depuis la montée en puissance de François Bayrou dans les sondages fin janvier, les réservations sur notre site Internet explosent! », se réjouit-il. « Et tout ça sans dépenser un centime de publicité. Il était bien normal de remercier François Bayrou », ajoute t-il.

A la chambre de commerce et d’industrie de Pau, on se félicite aussi de l’ouverture de cette base. « On attend beaucoup de retombées économiques grâce cette ouverture. C’est vraiment une bonne nouvelle pour le Béarn. Merci M. Bayrou », a déclaré son président Michel Brau.

Chez le concurrent Ryanair, dont la couleur est le bleu comme l’UMP, on affirme ne pas avoir senti d’évolution dans les réservations, malgré la victoire de Nicolas Sarkozy. « Beaucoup de ses électeurs préfèrent la business class d’Air France, et quant la France qui se lève tôt, elle ne voyage pas beaucoup », déplore un porte parole de la compagnie.

PDB

 

 

 

 Juste au cas où vous seriez vraiment crédule: cette dépêche est fausse