Sex, Drugs & Music

Uffie

 Depuis ce matin je pète un boulon tous les quarts d’heure. Parce cette fois, c’est trop pour mes petites oreilles, et surtout pour mon petit coeur (oui, celui là même qui fait « boumboum »). Qu’est ce qui lui arrive encore à celui là? Ben c’est simple, c’est une nouvelle fois la musique qui me rend zinzin. Quand je tombe amoureux d’un morceau, c’est passionnel, intense, sans concession. Ah, si je pouvais aimer ainsi une femme… Je ne me contente pas de l’écouter deux ou trois fois par jour (pas la femme, hein, le morceau, vous aviez compris). Non. Je dois me l’envoyer plusieurs fois par heure. C’est comme ça. Au bout de quelques minutes, j’y repense le coeur en émoi et la main tremblante, et je repars aussitôt le chercher dans ma playlist. C’est comme une drogue. Il me faut mon fix. J’appuie sur « play », je pousse le volume. Je respire un grand coup et tous les muscles de mon corps se relâchent. Ooh oui c’est bon! Je crois que les voisins en ont ras-le-bol. (Quoique Massimo, mon voisin de pallier, m’a demandé de lui graver Le Tigre).

Mais alors là…

C’est grave…

C’est grave parce qu’aujourd’hui, ça n’est pas un morceau qui me fait décoller au septième ciel quatre fois par heure. Non madame, non Monsieur. Pas uniquement un. Pas deux non plus, mais carrément trois. Trois morceaux en boucle, rien que ça. Quand j’ai fini d’écouter les deux premiers, j’ecoute le troisième, puis je remets le premier, et ainsi de suite. Au secours maman, j’ai sombré dans la polygamie musicale.

Alors voilà, aujourd’hui, c’est trois morceaux pour le prix d’un.

 Le premier, c’est Justice feat. Uffie, la piste 8 de l’album « † » qui ne sort normalement que demain. Ne me demandez pas comment la personne qui l’a filé à la personne qui me l’a filé l’a eu. J’en sais rien. Le morceau s’appelle The Party, il existait déjà avant, mais la version album tue. Ca part tranquillement, et puis vers le tiers du morceau, arrive un beat sec et précis, qui rappelle celui des Daft Punk sur Revolution 909. Dans l’ensemble d’ailleurs « † » sonne vraiment comme du Homework épuré et remis au goût du jour. Ca me plait, je vais me l’acheter. Et puis il y a Uffie. Cette petite miamiaise (c’est comme ça qu’on appelle les habitantes de Miami) de 19 ans a une façon tellement bitchy de poser son flow, c’est un régal. « let’s go up to the hotel room, as we finish the bottle » A écouter une bouteille de champagne à la main dans une chambre d’hotel avec Uffie et ses copines?

Le deuxième machin, ca s’appelle Mardi Gras BB – Who sent the rain, et merci radio nova de me l’avoir fair découvrir. Le groupe, je viens de m’en rendre compte en le googlelisant, vient de Mannheim, d’Allemagne quoi. J’ai checké leur Myspace et je suis pas super fan de tout. Mais ce morceau là, je l’adore, avec son petit coté « musique de film de gangster ». J’imagine bien ce son illustrer la procession funéraire d’un vieux Padrino à travers les ruelles étouffées de chaleur de la Sicile. Ca doit être la trompette qui me fait penser à ca. Où je ne sais quoi. Chacun ses références. A écouter en Sicile

J’ai gardé le meilleur pour la fin. C’est à nouveau Allemand, c’est à nouveau MIA. Alors que dire? Il y a définivement du Björk là dedans. Comment ça part dans tous les sens. Comment j’adore quand on y met les tripes.

C’est seulement moi ou bien l’allemand, quand c’est chanté comme ça, c’est juste joli? Non parce qu’on me dit toujours « l’allemand c’est moche comme langue ». Je suis pas d’accord. Le suisse-allemand, le hollandais, ok, c’est moche. Mais l’allemand, ça va encore. Enfin, on s’y habitue bien je trouve. Bref, la chanteuse de MIA, qui se fait appeller -2mn je googlise- Mieze Katz, c’est à dire littéralement « Nana Chat », a quand même quelque chose de vachement intéressant dans sa façon de chanter. Genre, elle fait semblant de s’énerver. On dirait qu’elle est triste, qu’elle est dégoutée, qu’elle a envie de tout foutre en l’air; mais en fait c’est pas pour de vrai. Au fond, elle est la douceur personnifiée. Sa voix, c’est comme un bonbon acidulé. L’instru et elle se répondent super bien. Bien sûr que c’est mélancolique. A gogo même.

Et puis dans le texte, elle raconte comment elle utilise de futils subterfuges pour reprendre espoir quand elle a le cafard. Moi aussi je fais ça. Tout le monde je crois, non? A écouter quand, de rage, on a cassé toutes les assiettes et qu’on s’apprête à attaquer les verres.

Ca fait deux chansons avec de la trompette aujourd’hui. Il est peut-être temps que je commence à me poser des questions.

Donc c’est MIA – Hoffnung/Mit diesem Trick (Pauken & Trompeten remix)

en français: Espoir/Avec ce subterfuge (Timbales & trompettes remix)

Ah, je me meurs tellement je kiffe.

 

Une Réponse to “Sex, Drugs & Music”

  1. MaTh Says:

    c’est ce que je ressent pour certains titre aussi ^^

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