MoDem haut-débit

Bayrou et l’Internet, une histoire d’@mour

logo_modem.jpg60 000 pré-adhésions en huit jours! Le Mouvement Démocrate, MoDem pour les intimes, est en train de réaliser un tour de force: compenser la triste désertion de ses élus par un soutien massif venu de la base. Finalement, François Bayrou réussit en restant sur le même crédo que pendant toute sa campagne: s’adresser directement aux électeurs et non aux appareils. Le béarnais utilise pour cela deux moyens de communication. D’une part la presse quotidienne régionale, seul média non-parisien, qui s’affranchit ainsi de certaines pressions et ancrages idéologiques. La PQR, méprisée par beaucoup dans la sphère parisienne a pourtant une audience bien plus large que les titres nationaux. Le quotidien le plus vendu en France (Après L’Equipe!) n’est pas Le Monde mais Ouest-France avec plus de 800 000 exemplaires imprimés. La PQR est lue chaque jour par un français sur trois. Mais c’est un média du passé.

« LE » média, c’est évidemment l’Internet. Bayrou a été le premier à le piger, et il est le seul à l’avoir pigé par lui même, sans qu’un Loïc le Meur lui souflle à l’oreille : « Eh, au fait il y a un outil révolutionnire, ça marche avec des ordinateurs, ça s’appelle l’Internet ». Il l’avoue y passer trois heures chaque jour. Il s’inspire de ce qu’il y trouve, et notammnent de son interactivité, n’hésite pas à poster des commentaires lui même sur les blogs. « Tout ça va changer le monde. Je suis absolument pénétré de cette idée. » affirme t-il. Internet est indissociable de la montée en puissance du candidat Bayrou. Son explosion de janvier dans les sondages, au moment où la France entière commence à se rendre compte qu’il est une alternative crédible, ne fait que suivre une une onde sismique demarrée quelques mois auparavant. Pas lorsqu’il invective Claire Chazal en plein 20h en dénonçant la collusion du pouvoir et des grands groupes aéronautico-médiatiques du BTP. Non, Bayrou est devenu le chouchou d’Internet le 21 octobre 2006. Ce jour là, il accorde une interview de trois heures à des blogueurs du politic show. Du jamais vu en politique! La télé est obligée de formater et la diffusion une interview si longue est inconcevable ailleurs que sur internet. Or il se trouve qu’au cours de cette interview Bayrou a été bon, très bon même. Il a su convaincre et montrer ses atouts, ceux là même qui le propulseront troisième homme le 22 avril 2007: courage, franchise, combativité, conception saine du pouvoir et surtout authenticité. Les internautes ont su détecter avant le reste de la société que François Bayrou était mûr pour la fonction. Au fond, l’élément le plus vendeur chez Bayrou, c’est Bayrou lui même. Sa personnalité compte pour beaucoup dans ses 18,5%, probablement davantage que ses (pro)positions politiques. Quelquepart c’est dommage, d’ailleurs.

Plus que d’avoir séduit les internautes politisés, qui sont encore groupusculaires, l’élément fondamental est que Bayrou a en partie façonné sa manière de communiquer en suivant les « codes » du web. Sur Internet, on ne peut pas mentir, maquiller, tronquer. On doit jouer franc-jeu. Les internautes exècrent les manipulations du genre NSTV (voir la visite de Sarkozy en banlieue ici puis ici). Ca, c’était pour la bonne vieille télé de papa. On la leur fait pas à l’envers, aux internautes. Ils réagissent sans détours dans la seconde où ils sentent qu’on les prend pour des idiots. Bayrou a beaucoup appris avec cette nouvelle règle du jeu. Ca lui a servi par la suite à parler différement à cette France qui n’est pas stupide, la France qui veut dialoguer, la France qui veut qu’on écoute ses solutions et pas uniquement ses problèmes. En cela, François Bayrou et Ségolène Royal se rapprochent, la force de caractère faisant la différence. L’outil Internet permet ce qui n’a jamais été possible avant.

Aujourd’hui, Bayrou est à 4000 mètres d’altitude. Il marche à cloche-pied sur une crête bordée de part et d’autre de ravins, le tout balayé par des vents violents. Les Cassandre le voient déjà au fond d’une crevasse. Pourtant, il sait où il va le bonhomme. Jonathan et Jennifer sont les meilleurs amis de cet amoureux du risque politique, qui prouve qu’il est conséquent en s’exposant à une nouvelle traversée du désert. Mais il s’en moque Bayrou, il est connecté en haut-débit et il a une vision, un « Ziel ». Et c’est peut-être pour cela qu’il ne chutera pas dans le ravin le 17 juin prochain.

 

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2 Réponses to “MoDem haut-débit”

  1. SIL Says:

    MODEM, CONNECTING DEMOCRATES

    Histoire d’aider un Parti naissant pour lequel je nourris quelques sympathies démocrates, qu’on me laisse lui proposer les petits slogans suivants :

    Un, en français :

    « A l’ère de l’ADSL, voici le MoDem,
    le Parti qui connecte enfin, la Démocratie au haut débit »

    Un autre, en anglais

    « MoDem, connecting Democrates »

    SILicon democrate sur http://republicoin.blogspot.com

    P.S. : Mon Fanfan, si je peux me permettre un dernier conseil, fait juste gaffe au choix du fournisseur d’accès.

  2. Julie T. Says:

    Ce soir le modem est en ligne!

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