Zum Geburtstag viel Glück

Vendredi 6 juillet 2007 by Philippe de Berlin

Mais regardez moi ça comment qu’il est beau le Julien

 Julien

C’est une affaire (au sens allemand du terme)

Ce soir on va fêter ça comme il se doit. “J’espère vivement” (© maman) que t’es véhiculé.

Concert des Gipsy Kings feat. les Forbans! (et pas de conneries dans les commentaires les gars)

Je pouvais pas mieux te le souhaiter que comme ça.

Ps: Ca fait très gay comme post. Ouais t’as raison on s’en fout

Ps2: Mais non maman je couche pas avec Julien!

Ps3: désolé pour tous les lecteurs de ce blog qui ne connaissent pas Julien et se demandent où est-ce que je veux bien en venir. Un enchainement d’insiders juste.

Ps4: Oui il a ni queue ni tête ce post, en même temps il est 3h52 et j’ai juste fini de tafer

Ps5: non rien en fait

chez le banquier

Mercredi 4 juillet 2007 by Philippe de Berlin

“Il faudrait régulariser la situation de votre compte”

that’s a masterpiece

zut! (précédemment “fait chier!”)

Mardi 3 juillet 2007 by Philippe de Berlin

temps à la con

Edit: A part ça ils déconnent n’assurent pas netvibes parce là tout de suite maintenant, il fait super beau et même chaud.

Edit: ma mère trouvait qu’il y avait trop de gros mots dans un post aussi court -et moi j’écoute toujours ma mère

Résistance au néant

Lundi 2 juillet 2007 by Philippe de Berlin

Bon tout ceci pourrait être une mise en scène, mais la journaliste semble péter un cable.

Le cas Paris Hilton sera au menu des cours de sociologie dans quelques années, vous verrez.

Egotrip

Dimanche 1 juillet 2007 by Philippe de Berlin

 philippe I’m philippe, et je disgresse.

 pas cliché pour un sou

Alors avec Julien et David on s’est retrouvé avec notre tronche dans le tip. Le tip, c’est un des deux city-magazines de Berlin. C’est pourri le tip, je préfère l’autre, le zitty, c’est moins mainstream, plus « audacieux ». Enfin c’est vite dit. N’empêche que quand Imke m’a proposé de m’interviewer dans le cadre de leur dossier spécial « français à Berlin », j’ai pas hésité. Une interview, c’est cool. C’est le seul moment où tu peux parler de toi sans complexes, et sans souler tout le monde. Ca et le psy, mais le psy ca coute cher. Donc l’autre soir, on se retrouve au strandbar du Mauerpark, et c’est parti pour deux heures de thérapie. Sans le secret médical. Mes intimes confessions seront retranscrites, traduites, relues, coupées, imprimées avec une jolie photo pour illustrer. Deux heures durant, j’ai déblatéré sur les thèmes que je maitrise le mieux: me, myself and I. A l’arrivée un bloc synthétique de quinze lignes sur une colonne avec mon “cv” habituel couché sur papier glacé. C’est pas grand chose. Mais depuis deux semaines, la même rengaine: « Ah je t’ai vu dans le tip » en français, en allemand, en anglais. Bon sang, tout le monde le lit ce torchon ou quoi?

 I give you a tip

Histoire d’en rajouter une couche, j’ai aussi mon portrait dans la dernière gazette, délicieusement assassin comme il se doit. La plume vengeresse d’Elsa l’avait intitulé « la double vie de Philippe von Meerkamp », heureusement il y a eu formatage et ce titre scandaleux a disparu.

Et puis il y a le blog. Alors petit message spécial pour les deux français à coté desquels j’étais dans le tram, que je connais ni d’Eve, ni d’Adam, et qui devisaient sur la fille blonde en photo un peu plus bas: non je ne vais pas mettre des photos nues d’elle! Ca va ou bien? C’est fou parce que les lecteurs de ce blog, je pensais que ca s’arrêtait à maman et à Julien. Apparament pas. Du coup je dois m’autocensurer, parce toi, toi là qui lit ces mots, ben il y a des trucs que tu veux pas savoir. Et à cause de google-la-balance, il y a une fille qui a voulu me faire un procès en diffamation. Sans dec!

Tiens et puisque j’y suis, un autre message aux pervers qui arrivent sur cette papge en faisant des recherches google dégoutantes du genre « lécher anus de chat » (merci le gitan!) « sex gare des betteraves » (bizarre le trip…) ou « trouver tissu rideau evreux » (si un jour je cherche du tissu de rideau à Evreux SVP butez moi!). A tous ceux-là je dis: Passez votre chemin, on ne veut pas de vous ici.

Aux autres qui s’emmerdent tellement au boulot qu’ils préfèrent encore me lire, merci encore de votre fidélité.

 

Fin de l’egotrip

Juste comme ça

Dimanche 1 juillet 2007 by Philippe de Berlin

Non non,vraiment ne me remerciez pas. Ca me fait plaisir.

un excellent dimanche

Viendez! Viendez à Berlin!

Samedi 30 juin 2007 by Philippe de Berlin

Mando Diao

Jeudi 28 juin 2007 by Philippe de Berlin

Hier soir chez Daniel et Julien on s’est réécouté pour la énième fois l’album Ode to Ochrasy de Mando Diao. Ca faisait un petit bout de temps, on avait du finir par se lasser. C’est sans conteste le CD qui a le plus tourné en 2006. Sans doute l’une des meilleures productions rock de l’année aussi. Mais si ces déchets chics de Borlänge font fureur en Allemagne, je ne crois qu’ils soient très populaires de l’autre coté du Rhin. Pourtant qu’est ce que c’est bon. und ein gin tonic dazu bitte*

 Tv & me

et, évidemment, Long before rock’n roll

Ca c’est encore Long before rock’n roll, interprété lors d’une émission de télé scandinave. Ils la chantent différemment en live, et je préfère. Surtout les dernières phrases avant le refrain “like nothing could destroy your world” et “enjoy this lovely harmony”, elles m’enflamment beaucoup plus chantées comme ça que dans la version album.

* et un gin tonic avec ça s’il vous plait

La bagarre 2/2

Lundi 25 juin 2007 by Philippe de Berlin

Deuxième acte vendredi. Il y a une soirée « swimmingpool » dans la galerie de Maud. Une soirée swimmingpool, tiens donc. Sans piscine. Sans maillot de bains. Par contre il y a des cocktails de toutes les couleurs, et des gummibärchen. Je suis un accroc complet aux gummibärchen, mais je me soigne. Pas plus de vingt, me dis-je en apercevant le vase plein des ces délicieux petites trucs chimiques. On a donné rendez-vous à pas mal de monde ici pour le début de soirée. Notamment, on doit rencontrer nos suédoises.

Il n’y a pas trop de monde, mais les gens sont sympas et détendus, y compris Maud. Le problème, c’est que la galerie d’à coté a aussi fait une fête. C’est un truc gothique, donc les gens sont bizarres. Evidemement, c’est là qu’on retrouve les suédoises, qui se sont trompées de point de rendez-vous. Les suédoises, elles sont tarées. Je dis pas ça méchamment, surtout que vraiment, on les aime beaucoup. Mais bon voilà quoi. Caro, la blonde péroxydée tout droit sortie des années 80, est la plus « normale » d’entre elles. Oui, je sais bien que ça veut rien dire « normale », à Berlin, mais je ne sais pas quoi écrire d’autre. Disons que je n’aurais pas trop peur de l’inviter chez mes parents. Puis, il y a Christine, très classe, issue de la bourgeoisie, bien habillée; mais qui si on l’observe deux minutes fait peur tant elle a l’air stressée paniquée par la vie. Entre elles, elles se donnent des noms de plats (en suédois) comme « chili con carne », « sushi » ou « spaghetti bolognaise ». si si!

Et puis, il y a Julia. Julia est clairement très jolie. Non, pour être tout à fait honnête, c’est un canon. Des traits fins, un sourire ravageur, de grands yeux (signe de fertilité parait-il), enfin toute la panoplie de la fille de magazine. Sauf qu’elle est pas nette, mais alors pas nette du tout dans sa tête. On arrive face à la devanture de la galerie où elles sont assises toutes les trois avec une bière à la main. La belle brochette de suédoises. Mais Julia n’a pas l’air dans son assiette. Elle regarde fixemement ses chaussures et prête peu d’attention à notre arrivée. Avec Julien on se regarde, l’air de dire « Ouais bon bref, c’est Julia, pas d’affolement, elle est tarée de toute façon ».

« What’s up with you Julia? » demande Julien, prévenant avec les demoiselles comme à son habitude. « I don’t know. Since I’ve left my job in this bar, I’ve got too much energy, and I can’t stand it anymore ». « Well then take a run around the block, you’ll feel better », que je lui dis, moqueur. Elle me regarde, et ses yeux verts virent au noir. « No, I’d better need a good fight. C’mon, let’s fight together, right now! ». Merde je me dis, j’aurais mieux fait de la fermer. « But Julia… », lui dis-avec des yeux de merlan-frit, « I can’t fight you. You’re a woman and I just can’t fight women. And i’d be afraid to hurt you ». Elle se lève d’un bond et colle son visage à 5mm du mien en me fixant droit dans les yeux. « Fight me! Now! I’ll feel so much better afterwards », crache t-elle. Je suis pris au piège. Je veux pas non plus passer pour une mauviette. « Ok », je dis, « but as soon as you’re lying on the floor, we stop, ok? ». Elle me décoche une coup de poing viril dans l’épaule en lachant un « ok! » visiblement libérateur. Je me laisse chatouiller frapper en faisant mine de riposter, même si évidemement je retiens mes coups. Pas si facile en fait, de se « battre » contre une fille. Au bout de trente secondes je la soulève, toute légère qu’elle est, tandis qu’elle se débat comme un poisson rouge tombé de son bocal. Délicatement, je la dépose sur le sol et elle se met à me sourire, vaincue. « thank you », dit elle essouflée avant de poser tendrement ses lèvres sur les miennes en guise de remerciement. Tarée, je vous dit. Je l’aide à se relèver et je vais rejoindre Julien, pas plus étonné que ça par la scène. « Elle est tarée de toute façon » dit-il.

Je m’éloigne au plus vite de la furie pour retrouver l’athmosphère civilisée de la galerie de Maud, faire un peu de smalltalk. Plus tard, Julia diparaîtra avec un mec moche à tatouage (c’est une fétichiste des tatouages), sorti d’on ne sait quelle cave de Friedrischain, et sur lequel elle s’était littéralement jetée. Je me mets à la place du-dit mec, qui ne la connaissant pas, assume qu’elle est normale. Ca doit être un peu la même impression que lorsqu’on gagne au loto sans même avoir joué. Mais bon, si le paquet-cadeau est magnifique, froussard comme je suis, en entendant le tic-tac-tic-tac à l’intérieur, j’aurais pas envie d’ouvrir pour voir ce qu’il y a dedans. Avis aux démineurs tatoués, vous savez où la trouver.

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Rien à voir, mais ce soir là, une rumeur circulait. Une soirée illégale, le lendemain, tous les appartements ouverts, un immeuble entier abandonné, en plein coeur de Prenzlauer Berg… Une soirée qui pourrait rester dans les annales… Ah oui, c’était vrai? On en reparlera ici bientôt…

 

Pour les impatients germanophones, vous pouvez aller voir chez Daniel, qui sur ce coup là a été plus rapide que moi. (J’ai maintenant 10 jours de retard et il s’est passé plein de trucs depuis)

La Bagarre 1/2

Lundi 18 juin 2007 by Philippe de Berlin

 Je ne me bats jamais d’habitude, je l’ai déjà dit. Je suis un tendre, un doux, un agneau. J’aime les bisous, plutot. Mercredi, j’ai bien été obligé de sévir. Bon c’était davantage « Beerfest » que « Fight Club ». Il était 4h45. Il faisait jour. Julien avait bu un certain nombre de vodka-redbull, et il était temps de rentrer. Ce même soir, il avait léché les murs à plusieurs reprises. Son habituelle libido est en grève depuis trois mois, et cette longue période de jachère le rend parfois un peu… entreprenant. Il reste quelques personnes au Dr Pong, mais bon c’est la fin là. Bien qu’il pèse quinze bons kilos de plus que moi, je l’attrape et le traîne littéralement à travers l’Eberswalder Strasse, direction la maison. Mais l’animal résiste, enivré qu’il est par les femmes et l’alcool. Il se rebiffe, gigote et ne veut pas entendre la voix de la raison, la mienne en l’occurence (arrêtez de rigoler, je vous entend). « Rentre Julien, t’es arraché, les filles là bas sont pas terrible et de toute façon elles veulent pas de toi. Et puis merde, tu bosses demain. Allez ». C’est ça la règle entre potes: c’est le moins bourré qui s’occupe des autres. Et c’est souvent moi le moins bourré. Mais non il ne veut rien entendre et tente de s’échapper de mon emprise pour y retourner. Je lui mets un baffe qui claque et résonne dans la Schönhauser Allee déserte. Comme celles dans les films catastrophe qu’on donne à des filles en crise d’hystérie parce qu’il y a des morts partout autour, histoire de leur faire reprendre leurs esprits. Il me regarde l’air hébété deux secondes. « Hé mais loulou, tu me mets pas une baffe quand même ». Moi, passablement énervé: « Ben si. T’es relou. On rentre maintenant! ». Je l’empoigne et l’entraine vers le nord. Il entreprend de se venger de la claque et essaie de me faire trébucher. Difficile dans son état. On commence à se « bagarrer », et évidememnt au bout de dix secondes, on se casse la gueule et se retrouve comme deux cons assis le cul par terre au milieu de la Schönhauser Allee. « Bon loulou, on arrête, on va encore se faire mal comme l’autre fois ». L’autre fois on avait voulu faire nos coqs dans son appart, on avait fait la bagarre, on avait eu mal au côtes pendant une semaine. On se fait un bisou et on marche direction la maison. Ah non, mais j’ai jamais dit qu’on était intelligents. Je le laisse devant sa porte et soudain deux allemands viennent m’aborder. Ils ont l’air bien gentils, mais qu’est ce qu’il me veulent, que je me demande. « On vous a vus vous bagarrer avec ton pote, on a trouvé ça mignon. Tu vas où? » Hein? Quoi? Ben je vais à la maison bon sang, vous avez vu l’heure? « On peut marcher avec toi? » Heu, ben oui, si vous voulez les gars, je m’en fous moi, si vous avez que ça à faire. C’est quoi encore ces freaks, que je me dis quand même dans ma tête pas toute fraîche. On marche et ils m’expliquent qu’ils vont rentrer chez eux après, à l’exact opposé de chez moi, mais qu’avant ils veulent d’abord me raccompagner chez moi. Chouette, deux anges gardiens! Arrivés devant ma porte, je leur serre la main et entre dans l’immeuble. Reflexion faite, ils avaient sûrement une autre idée en tête. A Paris, j’aurai peut-être eu un peu les jetons, mais bon ici, je risquais pas grand chose. Mais il faut que je pense à arrêter avec ce style gay que j’ai. Même quand je me bagarre. C’est la honte quand même.

Ca me fait toujours marrer:

La belle photo!

Vendredi 15 juin 2007 by Philippe de Berlin

Lui: “Bon elle est pas si moche quand même. Et puis c’était juste une nuit”

Elle: “Er ist noch mehr bescheuert als Chirac. Ein Bier und er ist schon total besoffen. Verdammte Franzosen!”*

Angela Merkel et Sarkozy besoffen

* Merde, il est encore plus relou que Chirac. Une bière et ca y est il est parti. Putain de français!

brèves du lundi

Lundi 11 juin 2007 by Philippe de Berlin

Lucile Barras 

Belle de jour

Lucile passe une demie heure dans la salle de bain à s’arranger, avant de descendre chercher du pain à la boulangerie. Pourtant, je n’ai encore jamais rencontré une fille qui est aussi belle et fraîche dès le matin réveil. C’est impressionnant. Même si elle est sortie jusqu’à six heures du mat et est rentrée à quatre pattes, dès qu’elle se réveille, ses yeux pétillent et son teint est resplendissant. Cette fille est incroyablement belle.

Daniel est amoureux

Daniel est tombé virtuellement amoureux d’une bobo parisienne. Il ne l’a jamais vue. C’est une fille qui tient un blog à Paris, et de ce que j’en lis, son mode de vie n’est pas à des années-lumières du notre. Sauf qu’évidemment, c’est plus simple à Berlin qu’à Paris, de mener la vie qu’on mène.

Google is my friend

En trois mois d’existence, ce blog est devenu l’ami de google. Je ne sais pas pourquoi, il est super bien référencé. J’ai rien fait pour. Du coup, il y a pas mal de gens qui arrivent après avoir fait des recherches bizarres. Je peux les voir dans les statistiques. Il y a: « députés UDF MODEM au 32ème tour », « Anatomie de l’anus », « immigrants schönhauser allee », « débraillée dans lé métro », « Cris d’épouvantes »…

J’en profite pour remercier les personnes qui me lisent, qui si on en croit ces mêmes statistiques, vont croissant et sont fidèles. C’est sympa, vraiment. Merci aussi à googlebot.

La Schönhauser Allee

J’aime profondémment la Schönhauser Allee. C’est comme la « grand-rue » de mon village. On y croise toujours des gens qu’on connaît. L’église de mon village, c’est la station de métro Eberswalder Str. Le troquet du village, c’est le Dr Pong. La cantine de mon village, c’est le Mc Do ouvert jour et nuit. Oui je sais, ça craint. La campagne de mon village, c’est le Falk Platz. Il y a plein de gamins dans mon village. Mon village s’appelle Prenzlauer Berg, il est situé à Berlin, Allemagne. C’est chez moi.

Julien sur la Schönhauser Allee

sorry, Julien… mais dès mercredi, on sera des stars!

Ecrire, raconter, laisser une trace.

Je me suis mis en tête de raconter une semaine entière de notre vie à Berlin sur ce blog. Je me suis aussi mis en tête de décrire un peu les protagonistes de cet espèce de sitcom bas-de-gamme qu’est notre existence. Le Gitan, Daniel, Julien, le Canard et les autres. Mais je traîne. Je vous jure, c’est long d’écrire. Ca prend un temps fou. Pendant ce temps, la vie passe encore plus vite. Parfois, on n’est pas inspiré, parfois on écrit « die Scheisse ». Mais je me donne de la peine. Je vais y arriver. J’adore ça écrire, même si je préfère vivre.

 

Sex, Drugs & Music

Lundi 11 juin 2007 by Philippe de Berlin

Uffie

 Depuis ce matin je pète un boulon tous les quarts d’heure. Parce cette fois, c’est trop pour mes petites oreilles, et surtout pour mon petit coeur (oui, celui là même qui fait « boumboum »). Qu’est ce qui lui arrive encore à celui là? Ben c’est simple, c’est une nouvelle fois la musique qui me rend zinzin. Quand je tombe amoureux d’un morceau, c’est passionnel, intense, sans concession. Ah, si je pouvais aimer ainsi une femme… Je ne me contente pas de l’écouter deux ou trois fois par jour (pas la femme, hein, le morceau, vous aviez compris). Non. Je dois me l’envoyer plusieurs fois par heure. C’est comme ça. Au bout de quelques minutes, j’y repense le coeur en émoi et la main tremblante, et je repars aussitôt le chercher dans ma playlist. C’est comme une drogue. Il me faut mon fix. J’appuie sur « play », je pousse le volume. Je respire un grand coup et tous les muscles de mon corps se relâchent. Ooh oui c’est bon! Je crois que les voisins en ont ras-le-bol. (Quoique Massimo, mon voisin de pallier, m’a demandé de lui graver Le Tigre).

Mais alors là…

C’est grave…

C’est grave parce qu’aujourd’hui, ça n’est pas un morceau qui me fait décoller au septième ciel quatre fois par heure. Non madame, non Monsieur. Pas uniquement un. Pas deux non plus, mais carrément trois. Trois morceaux en boucle, rien que ça. Quand j’ai fini d’écouter les deux premiers, j’ecoute le troisième, puis je remets le premier, et ainsi de suite. Au secours maman, j’ai sombré dans la polygamie musicale.

Alors voilà, aujourd’hui, c’est trois morceaux pour le prix d’un.

 Le premier, c’est Justice feat. Uffie, la piste 8 de l’album « † » qui ne sort normalement que demain. Ne me demandez pas comment la personne qui l’a filé à la personne qui me l’a filé l’a eu. J’en sais rien. Le morceau s’appelle The Party, il existait déjà avant, mais la version album tue. Ca part tranquillement, et puis vers le tiers du morceau, arrive un beat sec et précis, qui rappelle celui des Daft Punk sur Revolution 909. Dans l’ensemble d’ailleurs « † » sonne vraiment comme du Homework épuré et remis au goût du jour. Ca me plait, je vais me l’acheter. Et puis il y a Uffie. Cette petite miamiaise (c’est comme ça qu’on appelle les habitantes de Miami) de 19 ans a une façon tellement bitchy de poser son flow, c’est un régal. « let’s go up to the hotel room, as we finish the bottle » A écouter une bouteille de champagne à la main dans une chambre d’hotel avec Uffie et ses copines?

Le deuxième machin, ca s’appelle Mardi Gras BB - Who sent the rain, et merci radio nova de me l’avoir fair découvrir. Le groupe, je viens de m’en rendre compte en le googlelisant, vient de Mannheim, d’Allemagne quoi. J’ai checké leur Myspace et je suis pas super fan de tout. Mais ce morceau là, je l’adore, avec son petit coté « musique de film de gangster ». J’imagine bien ce son illustrer la procession funéraire d’un vieux Padrino à travers les ruelles étouffées de chaleur de la Sicile. Ca doit être la trompette qui me fait penser à ca. Où je ne sais quoi. Chacun ses références. A écouter en Sicile

J’ai gardé le meilleur pour la fin. C’est à nouveau Allemand, c’est à nouveau MIA. Alors que dire? Il y a définivement du Björk là dedans. Comment ça part dans tous les sens. Comment j’adore quand on y met les tripes.

C’est seulement moi ou bien l’allemand, quand c’est chanté comme ça, c’est juste joli? Non parce qu’on me dit toujours « l’allemand c’est moche comme langue ». Je suis pas d’accord. Le suisse-allemand, le hollandais, ok, c’est moche. Mais l’allemand, ça va encore. Enfin, on s’y habitue bien je trouve. Bref, la chanteuse de MIA, qui se fait appeller -2mn je googlise- Mieze Katz, c’est à dire littéralement « Nana Chat », a quand même quelque chose de vachement intéressant dans sa façon de chanter. Genre, elle fait semblant de s’énerver. On dirait qu’elle est triste, qu’elle est dégoutée, qu’elle a envie de tout foutre en l’air; mais en fait c’est pas pour de vrai. Au fond, elle est la douceur personnifiée. Sa voix, c’est comme un bonbon acidulé. L’instru et elle se répondent super bien. Bien sûr que c’est mélancolique. A gogo même.

Et puis dans le texte, elle raconte comment elle utilise de futils subterfuges pour reprendre espoir quand elle a le cafard. Moi aussi je fais ça. Tout le monde je crois, non? A écouter quand, de rage, on a cassé toutes les assiettes et qu’on s’apprête à attaquer les verres.

Ca fait deux chansons avec de la trompette aujourd’hui. Il est peut-être temps que je commence à me poser des questions.

Donc c’est MIA – Hoffnung/Mit diesem Trick (Pauken & Trompeten remix)

en français: Espoir/Avec ce subterfuge (Timbales & trompettes remix)

Ah, je me meurs tellement je kiffe.

 

Notre président, Nicolas Sarkozy

Lundi 11 juin 2007 by Philippe de Berlin

Comme le dirait Danny, il est rond comme une queue de pelle

Non sérieux, ne me dites pas qu’il n’est pas complètement bourré là.

Mise en sevice du TGV Est

Dimanche 10 juin 2007 by Philippe de Berlin

Aujourd’hui, le nouveau TGV Est a accueuilli ses premiers passagers, parmi lesquels François Fillon et Alain Juppé (venus tous deux en avion…). Un beau projet, mais qui souffre de nombreuses (et coûteuses) incohérences. Bon c’est tout de même pas une mauvaise chose de jeter de nouveaux ponts entre la France et l’Allemagne.

Bref, c’est l’occasion de ressortir un papier que j’avais écrit il y a un an pour la Gazette. Je l’ai relu ce matin, il est toujours globalement d’actualité. Ah oui parce que pour ceux qui l’ignoraient, à la base, mon truc à moi pour de vrai, c’est les questions de mobilité. D’ailleurs j’aimerais bien une fois bosser dans mon domaine. Mais bon ça c’est une autre question.

 Le TGV Est-Européene ou les errements de la coopération franco-allemande

Outil privilégié de l’aménagement des territoires, le TGV part à la conquête de l’est…de la France. Si le projet a eu le temps de mûrir au cours de longues années d’incertitudes, le résultat demeure imprécis. A l’image de la collaboration franco-allemande

 

Depuis 30 ans, on évoque le projet. Finalement, après le Sud, l’Ouest et le Nord, l’Est de la France va avoir « son » TGV. L’occasion de désenclaver des régions jusqu’alors difficiles d’accès, comme la Meuse ou la Moselle, mais aussi de mettre à moins deux heures de la capitale les grands centres urbains que sont Nancy, Metz et Strasbourg.

 

Carte TGV estDès juin 2007, les trains fileront à 320 km/h à travers la Champagne et la Lorraine. L’investissement, massif, s’élève à 5,1 milliards d’euros, dont un milliard pour l’achat de nouvelles rames de TGV. Il est supporté aux trois quarts par l’Etat, la SNCF et le RFF (Réseau ferré de France, gestionnaire du réseau). Et pour la première fois dans ce type d’infrastructure, les collectivités locales (régions, département, villes) ont mis la main au portefeuille. Lassées par trois décennies d’attente, elles ont dû se résoudre à un sacrifice financier de 736 millions d’euros pour que le projet puisse enfin être lancé.

 

Devant la multiplication des acteurs, la recherche d’un consensus s’avère toujours laborieuse et induit son lot de coûteuses incohérences. Comme la guerre de clocher entre Metz et Nancy pour savoir laquelle verrait passer le train. Finalement, la ligne évitera les deux villes pour ne pas faire de jaloux. Et à l’heure où l’Allemagne mise sur la complémentarité train-avion en implantant des gares au cœur des aéroports, les TGV vers Strasbourg frôleront celui de Metz-Nancy, sans s’y arrêter. Il a été décidé de construire la gare commune aux deux villes à dix kilomètres des comptoirs d’enregistrement.

 

Une gare qui pourrait d’ailleurs n’être que provisoire. Des études ont en effet été lancées pour la création d’un deuxième arrêt, à douze kilomètres du premier. Il aurait l’avantage de permettre la correspondance avec le « Metrolor », le RER lorrain. Enfin, et c’est désormais un classique des lignes à grande vitesse, le TGV-Est aura sa « gare des betteraves » pour desservir la Meuse, située au milieu des champs, à trente kilomètres de la première agglomération. Les 40 000 voyageurs annuels attendus dans cette gare (sur 11,5 millions pour l’ensemble de la ligne) ne disposeront que de deux trains directs par jour vers la capitale.   

 

Outil d’aménagement du territoire, le TGV-Est se veut aussi un trait d’union vers l’Europe, d’où son appellation de TGV « Est-européen ». Mais là encore, le bât blesse. L’interconnexion avec le réseau de trains à grande vitesse allemand (ICE) n’est vraiment pas optimale, la faute à trente années de manque de coordination entre les deux pays.

 

Le tracé du TGV-Est reliera à terme Paris à Strasbourg, qui s’est endettée pour boucler le financement du projet. Puis il traversera le Rhin sur un pont flambant neuf qui le mènera…au cœur de la Fôret Noire. Ce détour de près de 200 kilomètres interdit de fait toute liaison rapide vers Stuttgart et Munich, sans parler de Vienne ou Prague. Il faudra par ailleurs pas moins de 3h45 pour aller de Paris à Francfort.

 

C’est la société Rhéalys, basée à Sarrebruck, qui sera chargée d’accorder les violons français et allemands pour faire rouler les trains internationaux. Il s’agit d’une société commune des chemins de fer allemand, français, suisse et luxembourgeois. Mais avec la concurrence entre ICE (Siemens) et TGV (Alstom) comme musique de fond, les modalités de l’exploitation sont assez floues (voir ci-contre).

 

Tout juste sait on que les passagers de la ligne Paris-Francfort devraient voyager en ICE, tandis que ceux qui se rendront à Stuttgart voyageront en TGV. Avec en ligne de mire, la cruciale libéralisation totale du transport ferroviaire en Europe, prévue pour 2011, qui risque fort de placer la Deusche Bahn et la SNCF en situation de concurrence permanente. Les aléas du TGV Est-européen ne sont encore que les premières notes discordantes de cette mesure, qui fera assurément beaucoup de vacarme en Europe dans les années à venir.  

 

Constant von Meerkamp (A.K.A moi)

 

Article paru dans la Gazette de Berlin n°2 du 15 juin 2006